Deborah – Blood Smiling Tears

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18102014-img111Montréal – Un parc dans Hochelaga

Deborah est originaire du Brésil. Elle l’a déserté il y a deux ans pour venir s’installer à Montréal. Elle a pris sa famille sous son bras et rangé ses idéaux de justice sociale pour venir dans un pays qui bénéficie d’une meilleure qualité de vie en terme de travail et surtout d’une liberté de parole qu’elle a perdu dans son pays d’origine. Elle s’est battue contre son employeur parce qu’il ne payait plus ses employés depuis trois mois. Elle travaillait alors pour le gouvernement brésilien et elle a initié un mouvement de contestation suivi d’une grève. Ses collègues l’ont suivie malgré un climat de peur. Peur qui était légitime, elle a donc fait ses valises et est partie vivre dans un pays où malgré les -40 degrés en hiver, les gens peuvent manifester librement dans la rue sans risquer de se faire trancher le cou.

Depuis elle photographie sa vie et s’amuse sur Facebook en postant des photos qui dérangent l’oeil : des fesses en gros plan mais sans nudité (FB banni la nudité, assez paradoxal en soi…), des larmes de sang qui coulent le long de sa joue provoquant des réactions diverses, certains commentaires furent durs à son égard, elle les conclut en expliquant que les gens qui n’aiment pas ses larmes ne peuvent pas aimer son sourire… Utiliser Facebook comme un outil de communication plutôt que de poster son intimité à la face de tous.

Amener les gens à réfléchir en dérangeant, n’est-ce pas une des fonctions de l’art?

Son Flickr (Ya du nu…) : https://www.flickr.com/photos/debie-lyra/

Un Tumblr juste avec ses pieds (pas toujours nu) : http://debielyra.tumblr.com/

Et sa page Facebook : https://www.facebook.com/Debie.Lyra?fref=ts

 

Montreal – Public Parc in Hochelaga

Deborah is from Brazil. She left two years ago to settle in Montreal. She took her familiy under her arm and put aside the ideals of social justice to come to a country in which the quality of life concerning work is better and above all  she had lost the freedom of speech in her own country and found it here again. 

She fought her employer because he hadn’t paid his employees for three months.

At that time she used to work for the brazilian government and she started a workers’ dispute followed by a strike. Her colleagues supported  her in spite of the fear spreading around. She did her luggage and left to live in a country where, although it’s minus 40 °C. in winter, people can freely demonstrate in the streets without beeing afraid of having their necks cut off.

Since then, she takes photos of her life and enjoys posting them on Facebook .They are an aggression to the eyes  – foreground covered buttocks  ( FB. doesn’t allow naked peolpe , rather paradoxical in itself ) tears of blood running down her cheek and that caused various reactions. Some comments were rather hard to bear and she answered them saying that the people who don’t like her tears can’t like  her smile either .

To use Facebook as a means of communication instead of  posting her nudity in front of everyone.

To make people think by disturbing them, isn’t it one of the aims of art ?

Her Flickr (some nude) : https://www.flickr.com/photos/debie-lyra/

Tumblr and a feet serie : http://debielyra.tumblr.com/

Her FaceBook page : https://www.facebook.com/Debie.Lyra?fref=ts

 

 

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