Belgrade – Melting Pot on Pussy Square 2

En tant que photographe je suis très intéressé par ce que je vois. Une ligne entre ma conception de la photo qui pour moi est artistique avant tout et du journalisme se créée.

Je ne suis pas sur une zone de guerre, je vois les éclaboussures. Des gens qui fuient leur pays parce qu’ils n’ont pas le choix. Des familles de syriens avec des enfants, beaucoup d’hommes seuls aussi, principalement Afghans. Je recueille des témoignages, des gens marqués physiquement par la guerre mais aussi par le voyage qu’ils sont en train de réaliser vers l’Europe qui leur promet une vie meilleure, loin de la guerre avec l’espoir de trouver un travail et de gagner leur vie.

As a photographer everything I see here is interesting for my eyes but it does not reflect my way of seing photography that is for me first an art, depecting what i see here on the square would be journalism.

I am not in a country in war , I am a witness to its outbursts – people running away from their country because they have no choice. Families of Syrians with children, a lot of men by themselves too, especially Afghans. I listen to peolpe testyfying how they were injured by the war but also while travelling through Europe : the  promise of a better life, far from the war and the hope to find a job and earn a living.

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Abduljabar (à gauche sur la photo) que j’ai rencontré et photographié est sur la route depuis un mois et demi déjà, il m’explique son parcours. Il a traversé la jungle comme il dit, les montagnes, dormi dehors dans la nature mais aussi dans des centres villes. Il a marché, longtemps pour arriver à Belgrade qui sera une ville étape pour lui. Il me montre fièrement ses papiers qui prouvent qu’il était dans les forces armées afghanes, c’est son passeport pour obtenir un titre de séjour, il veut rejoindre la Suède.

Abduljabar a 22 ans, je lui en donne 35.

Les réfugiés n’ont plus rien, plus rien à cacher non plus, leur image a été arrachée, ils ont perdu leur identité. Je me demande comment faire pour leur en redonner une, je continue à comprendre, les choses ne sont pas noires ou blanches, elles sont grises, comme la lumière ici, cette place reste encore très mystérieuse, je creuse.

Abduljabar (left handside)

When I met him he was already on the road for a month and a half. He walked accross the bush, as he says, the mountains, slept in the open but also in the town centers. He walked for a long time to arrive in Belgrade which is stopping point for him. He proudly exhibits his papers testyfying he was in the Afghan army, that’s his passport to get some papers, he wants to go to Sweden.

Abduljabar is 22, I thought he was 35.

Refugees have nothing left, nothing to hide either, theiy have lost their identity. I wonder how it is possible to give it  back to them, I improve my understanding of the situation. Things are not black or white, they are grey, as the light here, this place still remains very mysterious, I go on trying to think it over.
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